Nouveau gouvernement : de nouveaux ministre et secrétaire d'Etat qui en veulent !

Nous venons de connaître les noms de nos futurs interlocutrices : ce sont donc deux femmes qui en outre viennent de la société civile : c’est un changement qu’il faut saluer car jusqu’à présent nous avions des élus, des politiques.

Elles connaissent bien leur domaine :

  • la ministre des solidarités et de la santé, Agnès Buzyn, a un long parcours de médecin et de responsable d’agence. Dernièrement, elle présidait la HAS.
    Nous lui demandons donc de mettre son énergie à ce que les recommandations de bonnes pratiques soient effectivement appliquées. En effet, nous sommes capables d’élaborer de beaux documents fort intéressants (HAS, mais aussi ANESM) mais qui n’imprègnent pas suffisamment les pratiques quotidiennes. C’est un défi que nous lui demanderons de relever.
  • La secrétaire d’Etat en charge des personnes handicapées auprès du Premier ministre, Sophie Cluzel, est une militante associative (elle était président de la FNASEPH). Elle a une fille trisomique, elle est donc à la fois bien informée et concernée. Nous lui demandons dès à présent à ce que les associations soient mieux écoutées, car elles sont trop souvent méprisées par les ARS. Un changement de regard sur le rôle des associations s’impose et nous attendons beaucoup d’elle. Les technocrates ne sont pas les mieux placés pour « gérer » la problématique qui concerne les personnes handicapées.
    Elle s’est beaucoup battue pour la scolarisation des enfants handicapés. Aujourd’hui, sa fille a grandi, elle a 22 ans semble-t-il. Elle sera très certainement attentive également au devenir des adultes qui doivent, s’ils ne peuvent se débrouiller dans le monde du travail, être mieux accompagnés dans les structures médico-sociales et avoir une vraie vie avec toute la souplesse que cela nécessite. La bientraitance au quotidien, le respect de leur dignité, le soin sont des notions essentielles ! Tout cela doit lui parler et son rôle sera essentiel.

Une petite réserve : elle sera rattachée à un premier ministre (pourquoi pas), mais devra également être en lien avec la ministre de la solidarité et de la santé, sinon il faudra en permanence faire des liens. Nous espérons que le pragmatisme l’emportera sur l’image (sinon ce serait comme on dit de l’affichage).

Nous attendons beaucoup également de Brigitte Macron, puisque la presse nous dit qu’elle s’intéresse au handicap et en particulier l’autisme.

Trois femmes donc, pour porter un nouveau regard sur nos préoccupations, espérons-le loin des sectarismes de toutes sortes dont notre pays s’est lassé !

Bonne chance, mais au travail, vite !

Marcel HERAULT